Industrie
Remplacer les réservoirs d’oxygène liquide par une VSA sur site
La fiche technique ULTRAOX VSA indique que cette centrale d’oxygène industrielle d’Ultra Controlo peut remplacer des systèmes cryogéniques existants avec réservoirs d’oxygène liquide, en délivrant de l’oxygène de 75 % à 95 % à 50 kPa ; à titre de comparaison, un article de 2008 du Global Aquaculture Advocate décrit l’oxygène liquide livré comme pur jusqu’à 99,9 % et sans besoin d’électricité.
Comment fonctionnent les deux approvisionnements
L’oxygène liquide est produit hors site : le document de l’OMS Foundations of medical oxygen systems (2023) décrit des unités de séparation de l’air pour la production et des stockages de liquide en vrac situés hors site et généralement gérés par des entreprises privées. Un article de 2008 du Global Aquaculture Advocate, signé par l’ingénieur Philip Nickerson, décrit l’oxygène liquide comme normalement livré par camion, stocké dans un réservoir en vrac et vaporisé selon les besoins de l’utilisateur ; il ne nécessite pas d’électricité et est distribué par sa propre pression. L’OMS ajoute que les apports de chaleur et l’évaporation de surface font vaporiser le liquide en continu, une perte qui dépend de la taille et de l’isolation du réservoir et des conditions ambiantes et peut atteindre environ 5 % par jour.
Une centrale VSA produit l’oxygène sur site à partir de l’air. L’OMS décrit les centrales VSA comme utilisant un système de vide pour aspirer le gaz dans l’équipement de production, avec une soufflante exempte d’huile qui réduit les besoins de filtration et supprime le risque d’entraînement d’huile. Le document de l’OMS a été rédigé pour les systèmes d’oxygène médical.
Ce qui change avec le passage à la VSA
| Oxygène liquide livré | VSA sur site | |
|---|---|---|
| Pureté | Jusqu’à 99,9 % (Nickerson, 2008) | ULTRAOX VSA : de 75 % à 95 % à 50 kPa (fiche technique) |
| Électricité | Non nécessaire ; distribué par sa propre pression (Nickerson, 2008) | Nécessaire pour la production sur site ; la fiabilité de l’alimentation électrique est un critère de choix (Losordo, 2014) |
| Pression de distribution | Distribué par sa propre pression (Nickerson, 2008) | ULTRAOX VSA : 50 kPa ; pressions plus élevées avec un surpresseur d’oxygène supplémentaire fourni sur demande (fiche technique) |
| Facteurs de coût cités | Le prix de l’oxygène liquide, qui dépend généralement de la distance à l’usine de production (Losordo, 2014) | Le coût de l’électricité (DOE, 2001) et la fiabilité de l’alimentation électrique (Losordo, 2014) |
Dimensionnement, pointes et secours
À propos des piscicultures, Nickerson note que la production d’oxygène n’est pas forcément moins chère que l’achat d’oxygène liquide : un générateur dimensionné pour la consommation maximale d’oxygène d’un site pourrait coûter bien plus cher que l’oxygène liquide. L’oxygène liquide peut prendre automatiquement le relais d’un générateur en cas de coupure de courant ou de perte de capacité de l’unité, et il juge qu’une combinaison des deux est probablement l’option la plus économique. Dans la verrerie, un article de 2001 du département de l’Énergie des États-Unis et d’Energetics rapporte que la première unité VPSA commerciale a été installée pour fournir l’oxygène sur site, en remplacement de l’oxygène liquide livré à l’un des premiers fours à oxycombustion, et cite le volume consommé, le coût de l’électricité et la proximité d’usines de production d’oxygène existantes comme les facteurs qui déterminent le mode d’approvisionnement.
ULTRAOX VSA
La fiche technique ULTRAOX VSA indique que cette centrale d’oxygène industrielle d’Ultra Controlo peut remplacer des systèmes cryogéniques existants avec réservoirs d’oxygène liquide ou fonctionner comme source principale d’alimentation. Elle délivre de l’oxygène de 75 % à 95 % à 50 kPa, atteint des pressions plus élevées avec un surpresseur d’oxygène supplémentaire fourni sur demande, dispose d’un système de production totalement exempt d’huile et d’un point de rosée de l’oxygène inférieur à −50 °C à la pression atmosphérique, est livrée sur skid ou en conteneur, et a un cycle de vie calculé pour 150 000 heures. Ses sept modèles délivrent de 22 à 288 m³/h à 90 % d’oxygène et de 18 à 240 m³/h à 93 %.
L’ULTRAOX VSA est une gamme industrielle, pas une centrale d’oxygène médical. Sa fiche technique cite parmi ses applications l’aquaculture, le traitement des eaux usées, la réduction du sulfure d’hydrogène (H2S), la lixiviation de l’or dans les mines, le blanchiment de la pâte et les fours industriels.
Autres questions
Le réservoir d’oxygène liquide peut-il rester en secours ?
Nickerson (2008) note que l’oxygène liquide peut prendre automatiquement le relais d’un générateur en cas de coupure de courant ou de perte de capacité de l’unité, et que combiner les deux est probablement l’option la plus économique.
L’ULTRAOX VSA a-t-elle besoin d’un surpresseur pour des pressions plus élevées ?
L’ULTRAOX VSA délivre l’oxygène à 50 kPa ; pour des pressions plus élevées, sa fiche technique propose un surpresseur d’oxygène supplémentaire fourni sur demande.
Sources
- OMS, Foundations of medical oxygen systems (17 février 2023), sections 1.6 et 2.1
- P. Nickerson, Oxygen sources for aquaculture farms, Global Aquaculture Advocate (juillet/août 2008), Global Seafood Alliance
- T. M. Losordo, A look at aeration, oxygenation, Global Aquaculture Advocate (mars/avril 2014), Global Seafood Alliance
- E. Levine (US Department of Energy) et K. Jamison (Energetics), Oxy-Fuel Firing for the Glass Industry: An Update, actes de l’ACEEE (2001)
- Fiche technique ULTRAOX VSA, p. 2 et p. 3
- Ultra Controlo, Medical gas answers : Ultra Controlo fabrique-t-elle des centrales d’oxygène pour l’industrie ?
Les chiffres Ultra Controlo proviennent de ses fiches techniques. Les faits de tiers ont été lus à la source à la date indiquée.